L’intérêt d’aller au Japon.

Je suis au Japon pour quelques semaines. On pourrait penser à première vue que je vais aller m’amuser une fois là-bas, mais je suis bien parti pour le travail. Je l’ai un peu oublié le premier week-end, maintenant il faut s’y remettre.En créant la société, il était déjà prévu de faire plusieurs allers-retours au Japon par an car il faut être présent lors d’événement, salon, discuter autour d’un café avec ses partenaires ou tout simplement voir les futurs produits.

Certes, Internet simplifie énormément le travail de communication entre la France et le Japon mais ce-là ne suffit pas. Tout d’abord, parce que nous n’utilisons pas les mêmes outils ni de la même manière donc il faut prendre le temps de discuter avec ceux qui sont en charge des e-mails et comprendre aussi la fonction de chacun au sein de chaque société pour effectuer une commande, demander une information, la réédition d’une facture, etc.

De plus, montrer sa présence est gage de sérieux, bien plus qu’en France me semble-t-il. Et montrer son sérieux, c’est aussi montrer sa motivation de bien travailler dans son ensemble et les sociétés japonaises avec qui nous travaillons (ou travaillerons) cherchent des partenaires de qualités pour le respect de leur marque, de leur identité et de leurs produits. De plus mes interlocuteurs ont pu témoigner leur enthousiasme de voir des “jeunes” monter une société lors de nos premières discussions l’été dernier, maintenant, il faut leur prouver qu’ils ont raison. Et ça ne se fera pas en un voyage.

Un trimestre

L’entreprise existe depuis trois mois maintenant, jour pour jour, même si cela fait un peu plus longtemps qu’on y travaille, pourquoi ne pas faire un petit bilan ?
Faire un bilan de ce premier trimestre, serait peut-être encore un peu rapide, nous n’avons toujours pas lancé le site, pas de réel bureau, etc. On dit que Rome ne s’est pas faite en un jour, n’est-ce pas ?

Le bureau est installé à mon domicile, dans une pièce à part, donc c’est un réel espace de travail, je le conçois mais difficile d’y inviter des contacts pro, sans parler des livraisons qui peuvent arriver le samedi aussi. Nous avons choisi d’attendre encore avant d’opter pour une location car nous devons connaitre nos besoins afin d’éviter un déménagement quelques mois plus tard. (Le bureau d’Archiduchesse est un petit fantasme).

En parlant de colis, la distance ne doit pas être oubliée. Je vous rappelle qu’on travaille avec le Japon. Sans compter sur la douane qu’il ne faut pas négliger. Donc conseil : À ne pas oublier et le prendre en compte tout de suite !

En attendant, le site est en construction par Bink Kreation, un webdesigner indépendant Nantais rencontré à Limoges lors de mon séjour à la Twitteuse et ça se déroule bien pour le moment.

Nous travaillons aussi avec Kailis pour l’identité de la société, car Kuma3 a pour vocation de distribuer d’autres marques en France et Europe et elle doit avoir sa propre dynamique et démarche sans pour autant étouffer les marques que nous distribuons. Un challenge difficile à manier à mes yeux, mais intéressant. On aura l’occasion d’en reparler.

Au final, je bûche tous les jours sans encore rien vendre et, pour être franc, c’est assez frustrant. Vivement !

PS : Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de mon associé, Yousuke Katsuno. お誕生日おめでとうございます!

Une nouvelle société, c’est avant tout une histoire – Part 2/2

Le plus intéressant dans cette histoire est finalement la rencontre de Yousuke Katsuno et de sa famille qui vont m’accorder leur confiance.

J’ai rencontré Yousuke lors d’un échange linguistique dans l’école où je suivais les cours de japonais et lui de français. Nous nous sommes très bien entendus dès le départ et nous  avons continué à nous fréquenter par la suite avec nos amis respectifs.

Petite ellipse pour arriver au plus intéressant, mon premier voyage au Japon, à Tokyo. Malheureusement, nous nous sommes manqués de quelques jours, mais afin de m’aider et de faire découvrir cette immense ville de l’intérieur, j’ai pris contacté avec sa soeur, Kanae.

Un soir, je fus invité à un diner chez elle et j’ai pu rencontrer sa mère, Yousuke n’était pas rentré dans les détails, je ne connaissais pas la notoriété de Kathy Nakajima au Japon dans le domaine du patchwork et du quilt ! Nous avons discuté, elle et moi, de nos projets respectifs et je lui ai fait part du manque de financement qui bloqué le mien à ce moment-là.

Quand je suis rentré en France, j’ai réfléchi à son projet de vendre sa marque en France et en Europe et j’ai travaillé sur une idée de société. Elle a été conquise, car au lieu de créer une simple filiale ici, nous avons pris la décision de devenir indépendant afin de distribuer d’autres sociétés japonaises. Dès mon deuxième voyage au Japon j’ai commencé à rencontrer des personnes très intéressées par la société française et de très belles choses sont encore à venir.

Une nouvelle société, c’est avant tout une histoire – part 1/2

Bonjour à tous, je suis Naïm DEL BEN, et voilà ! J’ai enfin, monté et créé ma première société : Kuma3 (prononcé [kouma-san] qui signifie « Monsieur Ours »). Enfin un projet qui prend véritablement vie et avec de bonnes cartes en main, qui plus est (on en reparlera un jour).

Avant d’attaquer les choses sérieuses, j’ai envie de vous raconter comment tout cela à commencer, un petit moment nostalgique que j’ai envie de partager.

Depuis mon départ de Nice pour Paris, après un CAP DECG,  j’ai participé à des projets divers et intéressants comme par exemple ma collaboration avec MO5.COM (association pour la valorisation du patrimoine vidéoludique et informatique) avec son président, Philippe Dubois, qui fut très enrichissante, où pendant une année je me suis occupé de la communication, avec la création du Mag‘ notamment et l’organisation d’une grande partie des événements (une bonne douzaine dont un espace au Festival du Jeu Vidéo).

Ou encore avec Marine Catrix, présidente de FESTEN et Festen Party, où je l’ai assisté sur les premiers concerts de « chiptune » en commençant par tenir la caisse (lors de la première) et en m’impliquant de plus en plus avec le temps (blog, facebook, site, planning, organisation, etc.).

Des projets et des envies plein la tête et dont certains se sont réalisés, comme l’exposition « 20 ans de GameBoy » au sein de Festen Party et avec MO5.COM ou une soirée « ciné/rétrogaming » avec Panic!Cinéma.

Et d’autres qui sont bien plus complexes à réaliser comme un bar vidéoludique sur Paris ou l’espace de Coworking à Limoges, toujours au stade de projet.

J’ai aussi participé à des dizaines d’expositions, de conférences et d’événements variés comme l’ouverture de La Cantine, l’exposition « rétrogaming » avec Alerte Orange, Web Flash Festival ou encore Japan Expo et grâce à tout cela, j’ai rencontré des gens et des artistes formidables, intéressants et motivants dont il m’est impossible de tous les cités.